Que faire à Kyoto en 3 ou 4 jours quand on veut voir l’essentiel et garder du temps pour se perdre dans les ruelles ? C’est exactement la question que nous nous sommes posée avant de poser nos valises dans l’ancienne capitale, le 14 février 2026, à trois avec Sylvain et Margot (9 ans). Notre toute première image de Kyoto ? Une douceur de vivre et une température presque printanière en plein mois de février… trop bien !
Nous étions là en plein hiver (oui, en février et je ne regrette rien !). Pas de cerisiers ni d’érables rouges, mais de magnifiques pruniers qui s’éveillent dans les sanctuaires, un soleil déjà doux, et des ruelles bien moins bondées que sur les photos d’avril.
Dans ce guide, je vous partage notre itinéraire à Kyoto jour par jour, pensé quartier par quartier, avec nos coups de cœur, nos adresses testées et le petit bémol qu’on ne vous cachera pas. Kyoto était la deuxième grande étape de notre récit de voyage de 2 semaines au Japon, si vous voulez voir comment elle s’intègre dans l’ensemble de notre périple.
Kiyomizu-dera, les ruelles d’Higashiyama, atelier ramen-gyoza et Gion au crépuscule.
Bambous et singes d’Arashiyama et les milliers de statues d’Otagi Nenbutsu-ji
Torii de Fushimi Inari, pagode du Tō-ji et marché de Nishiki.
Pavillon d’Or, pruniers de Kitano Tenmangū, château de Nijo et Palais impérial.
Dans le centre, autour de Shijo (nous étions à ORI Rokkaku).
Métro, bus et marche (carte Suica acceptée partout), sans oublier le taxi, notre grande première.
Printemps et automne classiques, mais février est sous-coté (pruniers en fleur et moins de monde).
Deux grands sites par jour maximum, pas plus pour garder un bon rythme.
513 € les 6 nuits pour un appartement spacieux avec cuisine (~85 €/nuit à trois), entrées de 0 à 1 300 ¥, et 30 € par personne pour l’atelier ramen-gyoza.
ORI Rokkaku : Un appartement spacieux avec cuisine dans le centre, idéal pour un séjour en famille.
Voir sur BookingGion de nuit : Visite à pied magique de Gion à la nuit tombée et découverte de la culture des geishas.
je regarde les dispoPourquoi 3 ou 4 jours est le timing idéal à Kyoto ?

Prendre le temps de s’imprégner de l’ancienne capitale
Kyoto a été la capitale impériale du Japon pendant plus de mille ans. Résultat, plus d’un millier de temples et de sanctuaires et des monuments classés au patrimoine mondial de l’UNESCO (rien que ça !).
En deux jours, on peut avoir un premier aperçu. En 3 ou 4 jours, on peut vraiment profiter de Kyoto. Et après le tourbillon de néons de nos 5 jours à Tokyo, croyez-moi, ce changement de rythme fait un bien fou, haha !
Nous avions 6 nuits sur place : quatre jours pour Kyoto, le reste pour des escapades dont je vous parle plus bas (patience !).
Et pour organiser tout le reste de votre périple, on vous partage nos conseils côté logistique pour préparer votre voyage au Japon : budget, transport, quelles régions visiter, tout y est !
Comment ne pas saturer de temples (surtout avec un enfant)
Peut-on vraiment saturer de temples au Japon ? Moi, non. Ce qui me fait saturer, c’est la foule, dans des temples censés être zen… et qui ne le sont plus vraiment. Ça génère plutôt de la frustration, je vous l’avoue (sans parler du risque de confondre le Machin-ji et le Truc-ji, haha !). Mais malgré le monde un peu partout, on est tombés amoureux de l’ambiance de cette ville.
Alors, on s’est rapidement dit qu’avec deux grands sites maximum par jour, avec entre les deux quelque chose de complètement différent (des singes, un atelier cuisine, de la street food). Et dans chaque sanctuaire, un petit rituel pour Margot, comme tirer un omikuji (la prophétie en papier) ou choisir un ema (la plaque de vœux).
Organisez vos journées par quartier. Kyoto s’étale beaucoup et les bus sont lents aux heures de pointe. Un quartier par jour, c’est moins de trajets et plus de temps pour flâner.
Jour par jour : que faire à Kyoto en 3 ou 4 jours
Mais avant le Jour 1, il y a eu notre toute première soirée à Kyoto. À peine les valises posées, direction le marché de Nishiki, une longue rue couverte de stands de street food à deux pas de notre appartement. Et là, on a eu bien du mal à ne pas succomber au tout premier stand de yakitori (il faut dire que la tentation est grande !).

Margot, elle, s’est amourachée d’une mamie japonaise qui lui faisait goûter des marrons dès que nous passions devant son stand (autant vous dire qu’on est passés devant… souvent, hihi). Alors on varie les plaisirs : moi, ce sont les brochettes grillées de mini-poulpes qui m’intriguaient, les fameux tako tamago, avec un œuf de caille caché dans la tête !
À Nishiki Market, on mange devant le stand où l’on a acheté, pas en marchant dans l’allée. C’est une règle de savoir-vivre au Japon et les commerçants y tiennent.
Jour 1 : Kiyomizu-dera, les ruelles d’Higashiyama et Gion à la tombée du jour
Kiyomizu-dera (500 ¥), puis descente par les superbes ruelles de Sannenzaka et Ninenzaka.
Sanctuaire Yasaka et parc Maruyama (gratuits), suivis d’un atelier ramen-gyoza à 16h30 (30 €/pers.).
Flânerie à Gion à la tombée du jour, puis traversée de la ruelle animée de Pontochō.
Prendre le bus 206 ou 100 (25 à 30 min), ou opter pour le taxi (environ 2 800 ¥ depuis le Tō-ji).
Cap à l’est ! Nous, on s’est fait déposer en taxi au pied de Kiyomizu-zaka, notre toute première course au Japon (on vous raconte l’expérience plus bas). Sinon, les bus 206 ou 100 vous déposent à Gojo-zaka ou Kiyomizu-michi en 25 à 30 minutes, puis petite montée à pied (l’échauffement des mollets est offert).




Si je ne devais choisir qu’un seul temple à Kyoto, ce serait le Kiyomizu-dera ! Parce que ce n’est pas qu’un temple, c’est tout un parcours, qui commence dès la rue commerçante de Kiyomizu-zaka. En passant la grande porte vermillon, on découvre un site niché dans une vaste végétation, perché sur ses pilotis de bois et qui surplombe toute la ville. Et si vous cherchez où admirer le coucher de soleil sur Kyoto, c’est ici ! On déambule, tout est photogénique et je suis aux anges.

En revanche, du monde, il y en a, et partout. Je n’ose même pas imaginer Kyoto au printemps (enfin si, j’imagine très bien et ça me donne des sueurs froides !). Autour de nous, des visiteurs, souvent venus d’autres pays d’Asie, déambulent en kimono de location. Ça fait partie du folklore, on est d’accord, mais avouons-le, ça a vraiment son charme. Petite scène qui m’a marquée : le gardien passe régulièrement réprimander les touristes qui, avec beaucoup trop de pas à leur actif, s’assoient dans les escaliers…
Au Japon, on ne s’assoit pas par terre, c’est très mal vu et encore plus dans un lieu sacré. Gardez vos pauses pour les bancs (si vous en trouvez, haha !) !
Puis on redescend par Sannenzaka et Ninenzaka, des ruelles pavées bordées de maisons en bois et d’échoppes d’artisans. Pour moi, c’est la plus belle balade de Kyoto (votre sac à souvenirs, lui, va beaucoup moins l’apprécier…). Pour le déjeuner, on a fait comme toujours au Japon : sur le pouce ! Il y a toujours de petites choses à grignoter, des brochettes, des gyoza… ou les deux (on ne choisit pas, on goûte !).

On file ensuite vers le sanctuaire Yasaka et le parc Maruyama, où les premiers pruniers pointent le bout de leur nez en février.
En fin d’après-midi, moment rien qu’à nous deux : Margot et moi avions réservé un atelier ramen et gyoza pour 30 € par personne. Le pliage des gyoza ? On le maîtrise désormais les yeux fermés. Et comme dirait Margot, grande fan de cuisine japonaise : « C’est encore meilleur quand on le fait soi-même ! » Haha ! Itadakimasu !
Envie de plier vos propres gyoza et de cuisiner de délicieux ramen lors de votre séjour à Kyoto ?
Et quand la lumière baisse, direction Gion. Hanamikoji et les bords du canal de Shirakawa changent de visage quand les lanternes s’allument. Pas de maiko croisée ce soir-là (on repassera !).
💡 Bon à savoir : certaines ruelles privées de Gion sont interdites aux touristes, amende à la clé. Et si vous croisez une geiko ou une maiko, on admire de loin.
Juste de l’autre côté de la rivière Kamo, ne manquez pas Pontochō, une ruelle étroite bordée de restaurants, avec un choix à vous faire tourner la tête. Rien que pour tous les tester, on aurait voulu rallonger notre étape ici (notre estomac, lui, était partant !).
Jour 2 : Arashiyama, des singes aux 1 200 statues d’Otagi Nenbutsu-ji
Monkey Park Iwatayama (800 ¥), en traversant le pont Togetsukyo.
Forêt de bambous de Sagano (gratuite), puis marche vers le nord.
Otagi Nenbutsu-ji (500 ¥), pour la lumière et le calme.
Emprunter la ligne Hankyu depuis Karasuma (30 à 40 min avec un changement à Katsura).
Ce jour-là, cap à l’ouest, et tôt : nous prenons ligne Hankyu qui rejoint Arashiyama en 30 à 40 minutes, avec un changement à Katsura.
Arashiyama, c’est Kyoto version nature. On commence par traverser le pont Togetsukyo et longer la rivière Katsura, avant vingt minutes de grimpette jusqu’au Monkey Park Iwatayama. Là-haut, des macaques en semi-liberté et une vue plongeante sur la ville (les singes ont clairement le meilleur appartement de Kyoto, et ils le savent). Ils s’épouillent, se chamaillent… on se croirait à un repas de famille ! Des gardes veillent aux distances de chacun. Même si Margot a bien aimé et c’est pas LE truc à faire absolument, mais en famille, c’est un chouette moment.



Retour sur l’autre rive, direction la forêt de bambous de Sagano. Et là, je vous dois un aveu : elle m’a vraiment déçue. Je m’attendais à un truc de fou, une forêt immense où se perdre… et en réalité, c’est une allée de quelques centaines de mètres (la faute aux photos prises au grand-angle !). Jolie, oui, mais ne bâtissez pas toute votre journée autour d’elle.



Heureusement, Arashiyama nous réservait une vraie pépite, qu’il faut un peu mériter : Otagi Nenbutsu-ji, au nord du quartier, où veillent quelque 1 200 statues de pierre couvertes de mousse, chacune avec sa propre tête (amusez-vous à leur trouver des sosies !). Le chemin pour y arriver est très agréable, un peu long, certes. Mais en fin de journée, avec cette lumière, l’ambiance est vraiment authentique, presque mystique, avec à peine une poignée de visiteurs. Un vrai bonheur !
Seule énigme : comment trois jeunes Coréennes en tenue traditionnelle ont-elles pu faire tout ce chemin… en zōri, ces sandales traditionnelles toutes plates ?
Jour 3 : Les torii de Fushimi Inari et la pagode du Tō-ji
Fushimi Inari (gratuit), à faire le plus tôt possible pour éviter la foule.
Le Tō-ji et sa pagode (enceinte gratuite, salles payantes), à 15 min à pied de la gare de Kyoto.
Illumination du Tō-ji, si elle a lieu pendant votre séjour.
Emprunter la JR Nara Line depuis la gare de Kyoto jusqu’à Inari (en 5 min).
Direction le sud : le sanctuaire est juste en face de la gare d’Inari (impossible de se tromper !).
Fushimi Inari, ce sont des milliers de torii vermillon qui grimpent en tunnels à travers la forêt, sous l’œil des statues de renards (qui ont un peu l’air de juger vos mollets). Ce sanctuaire est dédié à Inari, le dieu du riz, des affaires et du commerce. Chacun des torii a été offert par une entreprise ou un particulier, d’où les noms et les dates gravés sur les piliers.




J’ai adoré cette balade : très vite, la foule s’évapore et on se retrouve seuls au milieu de petits sanctuaires, avec une jolie vue sur Kyoto. Rapidement, on respire ! Des torii et des renards messagers partout ! Margot était aux anges à se faufiler entre les portiques. Moi, je suis montée jusqu’en haut, pendant que Sylvain et Margot redescendaient un peu avant : il faut savoir économiser ses pas, sinon, à 17h, on la perd (plus une goutte de jus, haha !).


En sortant d’Inari, les stands de street food vous attendent de pied ferme. On craque pour un jū-en pan, une gaufre en forme de pièce de 10 yens, fourrée au fromage fondant (la seule pièce qu’on est ravi de voir disparaître, haha !), et on passe devant des stands de yaki dango, ces boulettes de riz grillées en brochette, toutes rondes et un peu aplaties, plantées comme un bouquet dans une couronne de paille.

L’après-midi, en remontant vers la gare, place à une pépite que beaucoup zappent : le Tō-ji, à un quart d’heure à pied. Sa pagode de cinq étages, la plus haute du Japon en bois, se reflète dans un étang bordé de pruniers en fleurs et ses salles abritent des bouddhas impressionnants. Peu de monde, et nos premières fleurs de prunier, déjà écloses sous ce soleil presque printanier : un vrai bonheur !

Le soir, le temple change de visage : pendant notre séjour, le Tō-ji Tsuki Kairō (le « corridor de lune ») l’illuminait de milliers de lanternes en bambou. On avait prévu d’y retourner… mais Margot était crevée. Un petit regret ? Un peu. Mais on ne peut pas tout faire, et à un moment, il faut savoir faire des choix (surtout quand les petites jambes ont dit stop !).
En 2026, cette illumination d’hiver était une édition spéciale, une première au Tō-ji, et rien ne garantit qu’elle revienne. En revanche, le temple organise chaque année des illuminations au printemps (pour les cerisiers) et à l’automne (pour les érables). Vérifiez les dates sur le site du temple avant de caler votre soirée dessus !
Jour 4 : Le Pavillon d’Or, les pruniers de Kitano et le Kyoto impérial
Kinkaku-ji (500 ¥) dès l’ouverture, puis Kitano Tenmangū à 15 min à pied (sanctuaire gratuit, jardin de pruniers 1 200 ¥ avec thé et douceur).
Château de Nijo (1 300 ¥ avec le palais Ninomaru), puis promenade dans le parc du Palais impérial (gratuit).
Prendre le bus 101 ou 205 jusqu’à Kinkakuji-michi, puis enchaîner en bus ou en taxi vers Nijo.
Dernier jour, cap au nord-ouest, et on part tôt pour le Kinkaku-ji, le fameux Pavillon d’Or. Ses deux étages couverts de feuilles d’or se reflètent dans l’étang, et même en sachant à quoi s’attendre, on reste scotché. Franchement, c’est grandiose ! Petite anecdote au passage : son « petit frère », le Ginkaku-ji ou Pavillon d’Argent, à l’est de la ville, n’a jamais été recouvert d’argent, malgré son nom (on n’a pas eu le temps d’aller vérifier… il faudra revenir !).
À un quart d’heure de là, je vous conseille de faire un crochet par Kitano Tenmangū. Le sanctuaire est dédié à Tenjin, le dieu des études (oui, le même qu’à Yushima Tenjin à Tokyo, il a du succès !), et son jardin de pruniers est l’un des plus réputés de Kyoto en février.



Cap ensuite sur le château de Nijo, à une douzaine de minutes à pied de notre appartement. Ancienne résidence des shoguns, il cache une drôle de particularité : ses planchers chantent sous vos pas pour repérer les intrus (autant vous dire qu’on ne visite pas Nijo en douce). Mais ce qui nous a le plus frappés, ce sont les jardins. Il y avait vraiment peu de monde, et chaque détail est soigné, avec des jardiniers qui taillent presque la végétation au ciseau. Et cette herbe toute jaune ? On s’est même demandé si c’était la sécheresse… mais non, le gazon japonais entre en dormance l’hiver et prend cette couleur paille (rien à voir avec nos pelouses, donc !).
On enchaîne avec le parc du Palais impérial, immense et gratuit, idéal pour souffler entre deux visites.
Et pour clore votre séjour en douceur ? Je vous l’avoue, on ne l’a pas testée, mais c’est la petite expérience qui manque à notre liste : une cérémonie du thé. Kyoto abrite les grandes écoles historiques de cet art, et c’est une jolie façon de ralentir avant de repartir (la prochaine fois, promis !).
Envie de ralentir avant de quitter Kyoto ? Offrez-vous une vraie cérémonie du thé, au cœur de la ville où cet art est né.
Et si vous restez plus de 4 jours à Kyoto ?
C’était notre cas ! À moins d’une heure de train, il y a Nara et ses daims qui vous saluent en inclinant la tête (surtout si vous avez des biscuits, haha !), et Osaka, sa street food débridée, ses néons géants et son odeur de takoyaki. Deux escapades qu’on vous racontera très vite dans des articles dédiés.
Kyoto en février : pourquoi on vous le conseille
Tout le monde rêve de Kyoto sous les cerisiers d’avril. Nous, on a découvert une Kyoto plus calme et plus intime et pour un premier voyage, c’était une belle porte d’entrée !
Février, c’est la saison des fameux pruniers en fleur : les ume. Moins stars que les sakura, ils fleurissent en plein hiver, en blanc, rose ou rouge profond, avec un parfum que les cerisiers n’ont pas. La floraison du jardin de Kitano Tenmangū est à son apogée environ du 15 au 28 février, Jōnangū est superbe en hiver, et le parc Maruyama offre ses premières fleurs. Pour nous, la magie a opéré au Tō-ji, dès nos premiers jours à Kyoto, où le soleil avait déjà fait éclore les premiers boutons.

Autre cadeau de l’hiver : moins de groupes, des files raisonnables, et des ruelles où l’on marche enfin sans slalomer entre les perches à selfie. Et côté météo, nous avons eu droit à une température presque printanière, qui n’a fait que grimper au fil du séjour.
Le bémol à connaître : les temples ne sont pas chauffés et on s’y déchausse souvent. Sur les planchers glacés, vos chaussettes épaisses deviennent vos meilleures amies (prévoyez les jolies, elles seront très exposées, haha !).
Nos conseils pratiques pour réussir votre séjour à Kyoto
Le programme, c’est bien. Mais pour en profiter vraiment, il reste quelques questions très terre à terre : comment arriver, où poser ses valises, comment circuler sans y laisser ses mollets ? Voici ce qu’on a appris sur place, avec nos vrais prix et nos petites astuces (et un taxi qui nous a bien fait rire).
Rejoindre Kyoto depuis Tokyo en Shinkansen
Depuis Tokyo, le plus simple, c’est le shinkansen Nozomi : 2h15 de trajet jusqu’à la gare de Kyoto. Nous avions pris celui de 10h42, le 14 février, pour arriver en tout début d’après-midi. Côté budget, comptez environ 85 € par adulte et 43 € pour un enfant en place réservée, aller simple. Oui, ça pique un peu !
On a ajouté l’option « côté mont Fuji » (15 € pour nous trois) pour avoir des sièges côté E et tenter d’apercevoir le volcan pendant le trajet. Et bingo, on l’a vu ! (Trois nez collés à la vitre, je vous laisse imaginer…)
Et surtout, n’oubliez pas d’acheter votre ekiben, le bento du train, avant de monter : c’est une vraie tradition japonaise et le déjeuner avec vue sur le Fuji, avouez qu’il y a pire !
À l’arrivée, 5 minutes de métro sur la ligne Karasuma jusqu’à Shijo, et vous voilà au cœur du centre.
Où dormir à Kyoto : notre appart-hôtel près de Shijo
Nous avions choisi ORI Rokkaku, une suite avec terrasse et kitchenette en plein centre : 5 min. de métro depuis la gare jusqu’à Shijo, puis 5 à 10 min. à pied. Nijo, Nishiki et les bus sont tout proches. Verdict : trop bien ! Spacieux et accueillant, comme partout au Japon.

Pour un premier séjour, le centre autour de Shijo reste à mon avis le meilleur camp de base. Vous hésitez entre plusieurs quartiers ? On les compare dans notre guide pour choisir où dormir à Kyoto.
ORI Rokkaku : Un appartement spacieux avec cuisine dans le centre, idéal pour explorer la ville en famille ou en couple.
Je regarde les tarifsThe Pocket Hotel Kyoto Shijo Karasuma : Moderne, ultra propre, idéalement situé près des transports et des quartiers animés.
Je regarde les tarifsVous cherchez un ryokan traditionnel, un hôtel avec onsen ou une autre option de quartier à Kyoto ?
Voir toutes les autres sélections d’hébergement à Kyoto →Se déplacer facilement entre bus, métro et marche

À Kyoto, on a le choix entre métro, bus, trains et marche. Nous, on a misé sur le métro, le taxi et nos jambes, et aucune galère à signaler, promis !
- Le métro : le plus rapide pour traverser le centre.
- Les bus : ils desservent l’est et le nord-ouest, mais sont vite bondés vers Kiyomizu-dera et Kinkaku-ji (l’intimité d’une boîte de sardines, en plus poli).
- Les trains Hankyu et JR : parfaits pour Arashiyama et Fushimi Inari.
- La carte Suica : celle de Tokyo fonctionne partout, bus compris.
- À pied : les plus jolies surprises se cachent souvent en flânant entre deux temples.
C’est à Kyoto qu’on l’a testé, à deux reprises. On croisait peu de touristes dans le métro… et on a peut-être compris pourquoi ! Ici, le taxi est très utilisé, pratique, et même rassurant dans une ville dont le réseau peut paraître tentaculaire.
- Le prix : 2 800 JPY pour nos 20 min de course entre le Tō-ji et le Kiyomizu-dera.
- La réservation : directement depuis l’appli Uber (pas besoin de baragouiner l’adresse en japonais !).
- Le chauffeur : en uniforme impeccable, avec gants et masque.
- La portière : elle s’ouvre et se referme toute seule. Surtout, on ne touche pas à la poignée, nom de Dieu ! (ça nous a bien fait rire, haha)
- Le paiement : directement sur l’écran situé derrière le siège avant.
- Avec un enfant : du temps gagné et des pas économisés pour Margot, qui cumulait pas mal de kilomètres en fin de journée.
💚 Le conseil NCV : pour les sites les plus fréquentés (Kiyomizu-dera, Fushimi Inari, Kinkaku-ji), partez tôt, idéalement avant 9h. Vous profitez des lieux avant l’arrivée des groupes, et un petit taxi au réveil vous évite les bus déjà bondés.
FAQ : tout ce que vous nous demandez sur Kyoto
Avant de partir, on s’est posé mille questions sur Kyoto. Voici celles qui reviennent le plus souvent dans vos messages, avec nos réponses de terrain.
Combien de jours faut-il pour visiter Kyoto ?
Pour une première fois, 3 jours permettent de voir les grands sites, à condition d’organiser ses journées par quartier. vec un quatrième jour, on respire vraiment : on ajoute le château de Nijo et les pruniers de Kitano Tenmangū, et on s’autorise à flâner. C’est tout l’esprit de notre programme : l’essentiel en 3 jours, et un quatrième pour prendre son temps. Au-delà, gardez du temps pour les escapades autour de la ville.
Fait-il froid à Kyoto en février ?
Oui, l’hiver à Kyoto est froid, mais c’est un froid sec et plutôt lumineux, bien moins humide que chez nous, et ça change tout. Pour nous, la température était même presque printanière en journée, et elle a grimpé au fil du séjour. Les matinées et les soirées restent fraîches, et le vrai point de vigilance, ce sont les temples non chauffés où l’on se déchausse. En échange, vous profitez des pruniers en fleur et de sites bien moins fréquentés qu’au printemps.
Kyoto est-elle adaptée pour un voyage avec un enfant ?
Oui, à condition de doser les temples. Avec Margot, on alternait un grand site et une activité plus ludique : les singes d’Arashiyama, un atelier de cuisine, la street food de Nishiki. Les rituels des sanctuaires, comme tirer un omikuji ou accrocher un ema, plaisent beaucoup aux enfants. Côté logistique, Kyoto est sûre, propre et facile à parcourir, et nous, on a misé sur le métro et le taxi, bien plus reposants pour les petites jambes que les bus souvent bondés.
Quel budget prévoir pour 3 ou 4 jours à Kyoto ?
Bonne nouvelle : j’ai trouvé Kyoto bien moins chère que Tokyo, surtout côté hébergement. Pour 6nuits, nous avons payé 513 € à Kyoto pour un appartement spacieux avec cuisine (environ 85 € la nuit à trois), contre près de 850 € à Tokyo. Ce qui fait vraiment grimper la note, ce sont les transports : le shinkansen depuis Tokyo coûte environ 14 000 yens par adulte en aller simple, moitié prix pour un enfant. Sur place, plusieurs incontournables sont gratuits, et comptez environ 60 € de repas par jour à trois.
Combien de temps prévoir à Fushimi Inari ?
Tout dépend de votre envie de grimpette ! Pour voir les tunnels de torii les plus célèbres et les statues de renards, 1h30 suffit. Pour monter jusqu’au sommet du mont Inari et redescendre, comptez plutôt 2 à 3 h. Moi, je suis montée jusqu’au sommet, Sylvain et Margot ont fait demi-tour un peu avant. Dans tous les cas, arrivez tôt le matin : plus vous montez, plus la foule se dissipe, et la lumière entre les torii est magnifique.
Faut-il réserver à l’avance pour visiter Kyoto ?
Pour la plupart des temples et sanctuaires, pas besoin de réserver : le billet d’entrée s’achète directement sur place, et certains sont même gratuits En revanche, réservez tôt votre hébergement pendant les sakuras si vous voulez un bon emplacement, ainsi que les ateliers et expériences (cuisine, cérémonie du thé, calligraphie) qui partent vite. Nous avions réservé notre atelier ramen et gyoza avant le départ.
On est tombé amoureux de Kyoto !
Ça résume plutôt bien notre bilan, non ? Kyoto a été la grande respiration de notre voyage juste après Tokyo.
Bon, j’avoue, on n’a pas tout vu (il faudrait des mois, et des genoux en acier !). Mais avec ce programme, vous avez de quoi vivre 3 ou 4 jours bien remplis à Kyoto, sans jamais saturer. On a tout aimé… sauf la forêt de bambous, mais c’est surtout parce qu’elle est surcotée ! Et si je ne devais garder qu’une image… ce serait la vue sur toute la ville depuis le Kiyomizu-dera, mon temple préféré.
Arigatō, Kyoto. Prochaines aventures pour nous : les daims de Nara et la street food d’Osaka, avant les onsen d’Hakone…et le Mont Fuji of course !
🙋🏼♀️ Un petit coup de pouce ? Si cet article vous a aidés à préparer votre séjour, vous pouvez réserver vos hébergements et activités via nos liens partenaires. Ça ne vous coûte rien de plus, et ça nous aide énormément à continuer à faire vivre le blog (merci du fond du cœur !).
