Voyager avec un bébé, ça vous change un voyageur ! Entre improvisation et anticipation, il faut trouver le juste équilibre qui convienne à chacun !

On s’est beaucoup renseigné avant de partir : sur les blogs, auprès de notre médecin aussi. Nous avons opté pour les Antilles pour le dépaysement mais aussi pour son côté « safe » sur le plan sanitaire (pas de vaccin obligatoire). En tant que jeunes parents, nous avions besoin d’être rassurés 🙂

Bien sûr, nous ne sommes pas des spécialistes de la petite enfance, il s’agit d’un partage d’expérience et la conduite à tenir dépend de la personnalité de chaque enfant, de son âge, de vos valeurs aussi.

On vous donne quelques conseils pratiques qui vous donneront peut être envie de vous lancer dans l’aventure !

Prendre l’avion avec un bébé

Si vous voyagez avec Air France, vous monterait systématiquement en 1er avec les « Sky priority » ce qui permet de s’installer et de prendre ses marques.

Si votre bébé pèse moins de 10 Kilos, vous pourrez réservez une nacelle. Très pratique pour faire dormir bébé. Margoulette ne s’endormait pas sur nous et la nacelle nous a bien dépannés. Elle peut être fixée sur un mur très pratique parce que c’est l’endroit où vous aurez le plus d’espace pour vos jambes ! Beaucoup moins pratique quand on vous l’accroche en hauteur juste au-dessus du siège qui est devant vous. Cela ne permet pas de rassurer bébé quand il ne vous voit pas et si vous êtes de petite taille comme moi, difficile de l’attraper…

Dans l’avion, vous pouvez gratuitement mettre en soute votre poussette, le siège auto.

Prendre des jouets ?

Nous avions pris le minimum : 3 livres, des cubes à empiler et qui nous servait aussi de jouets de plage, un petit ballon et des petites figurines animaux.

Et la nourriture ?

Lorsque vous prenez l’avion, vous pouvez prendre toute la nourriture dont vous avez besoin pour votre enfant : lait en poudre, eau, petits pots, plats préparée, compotes, fruits, gâteaux, etc.

Nous avions emmené (la peur du manque !) une bonne dose de petits pots. Sur place vous trouvez facilement des petits pots, lait maternel, produits bio à un prix similaire à la métropole.

Margoulette a pris beaucoup de plaisir à goûter les fruits : banane, mangue, ananas. Les glaces ont été une vraie découverte pour elle, notamment le fameux sorbet coco.

Le décalage horaire ?

Avec 6h de décalage l’été et 5h l’hiver. Il nous a fallu 2 ou 3 jours pour bien nous adapter, un peu moins pour Margoulette et oui les enfants ont cette capacité incroyable de s’adapter. Une dame martiniquaise nous a conseillée de privilégier les bains de mer pour faciliter cette adaptation.

Le logement ?

Avant, en mode backpakers nous ne réservions pas de logement, on improvisait au fil de l’eau, avec notre Lonely Planet en poche.

Désormais on réserve en amont et on fait même du repérage. Ceci pour plusieurs raisons : être plus disponible et éviter les coups de gueule après la fatigue du vol et du décalage horaire 😉

L’idéal est d’avoir un appartement autonome où vous pouvez préparer les repas tranquillement. Air Bnb propose des locations à des prix attractifs et d’ailleurs c’est ce que nous avions envisagé.

Et puis, nous avons eu la chance d’avoir un super prix à la Résidence Pierre et Vacances de Sainte Luce. Le top quand vous voyagez avec un bébé car tout le matériel de puériculture est mis à disposition : baignoire, lit bébé, chaise haute, poussette, mixeur, matelas à langer. Et concrètement, ça fait un truc en moins à penser !

Notre studio climatisé en rez-de-jardin était ultra pratique. Certes une seule et même pièce, mais la terrasse avec la cuisine nous permettait de profiter d’une seconde pièce avec une vue très sympa sur le jardin. Pour l’emplacement, la résidence était située les pieds dans l’eau : aller à la plage à pied, c’est tout de même canon !

Le rythme du voyage ?

Pour notre premier long voyage avec Margoulette, nous avons vécu essentiellement à son rythme avec un réveil matinal dès 6h pour profiter de l’île. Retour en général vers 13h30 pour le déjeuner puis sieste au frais.

Un réveil matinal suppose un 1er biberon vers 6H30 alors le plus souvent nous prenions l’habitude d’une petite collation en fin de matinée au détour d’un marché.

Parfois nous partions sur la journée, Margoulette faisait la sieste (ou pas !) dans la voiture ce qui nous permettait de rayonner sur l’île.

Du coup, nous avons appris à devenir couche-tôt : entre le lever aux aurores, les visites, les trajets en voiture, les baignades, revisites !…et bien ça vous casse bien votre dynamisme, 21h30 au dodo tout le monde 🙂

Poussette, porte bébé sac à dos Deuter ?

Margoulette ne marchait pas encore, nous avions opté pour la poussette yoyo. Seule poussette que vous pouvez prendre en cabine. Cette poussette est top, très compacte et particulièrement maniable. En plus, nous avions pris notre porte-bébé Deuter que nous avions peu utilisé. En théorie, c’est idéal pour les parents randonneurs pour les chemins non accessibles en poussette. Dans la pratique, Margoulette supportait peu d’y être installée en raison de la chaleur.

La chaleur, le soleil, les moustiques ?

En Martinique, nous avions eu une température moyenne de 30 degrés. Nous laissions principalement Margoulette en bodies. Vêtements légers et maillots anti UV avec une mer à 28 degrés.

Bien sûr casquette, lunettes de soleil et brumisateur pour se rafraichir !

Pour les temps de sommeil, l’air climatisé nous a semblé indispensable.

Compte tenu du virus Zika, il était indispensable d’être équipé pour se protéger des moustiques à la nuit tombante ! En pharmacie, vous trouverez des lessives répulsives, des sprays que vous pouvez appliquer sur les vêtements et sur la peau spécialement conçus pour les bébés.

Éventuellement, vous pouvez vous équiper d’une moustiquaire. Personnellement, nous n’en avons pas eu l’usage.

Des plans galères ?

Lorsque nous voyagions seuls (et oui ça nous arrive toujours !) nous avions déjà des plans galères (le scooter en panne au milieu de la pampa vietnamienne avec pas un sou en poche ! Done)

Avec un enfant, disons qu’il y a davantage de préparatifs mais ce qui est sûr c’est qu’on ne peut pas tout anticiper comme la panne de batterie de voiture sur une petite aire d’autoroute par 35 degrés. Tant qu’il n’y a pas de danger, les petites et grandes galères restent gravées et alimentent nos souvenirs de voyages !

Un âge idéal pour voyager loin?

Ah Ah Ah, vous n’éviterez pas les remarques du style « partir aussi loin est inutile elle ne s’en souviendra pas », « Pourquoi payer aussi cher un billet d’avion pour ne pas en profiter à fond », « mon enfant ne tiendra jamais 8 heures dans l’avion ».

Cette mémoire c’est vous, c’est eux, c’est nous ! Les souvenirs se cultivent grâce aux photos, vidéo… notre blog aussi par exemple.

A 11 mois, bébé se laisse bercer partout, il dort dans la voiture, dans sa poussette dans le porte-bébé. Vers 2 ans, Margoulette commençait à bien interagir avec les locaux et l’environnement, ce qui a aiguisé sa curiosité. Nous découvrons le monde à travers ses yeux alors que sans elle certains aspects nous auraient probablement échappés. Et puis, c’est quand même incroyable combien les enfants attirent les foules !

Au Final

Voyager avec un bébé, un enfant ça vous change la relation aux autres. Cela vous permet d’entrer en contact plus facilement avec les locaux, et ça c’est ce qui fait la richesse du voyage.

Il vous permet aussi de sortir de votre zone de confort, de bousculer (un peu ;)) vos habitudes. Voyager avec son enfant, c’est aussi prendre le temps (lâcher prise !!),  passer plus de temps ensemble et partager les découvertes.

Et puis pas besoin de faire 8000 kms pour voyager ! N’oubliez pas que l’aventure peut commencer au coin de votre rue, quand vous sortez de votre zone de confort et bousculez vos habitudes…C’est important de se faire confiance !

D’ailleurs ce qui n’est plus à prouver, c’est la grande capacité d’adaptation des enfants !

Alors convaincu ? Prêts pour l’aventure ?

Dites-nous ce que vous en pensez et partager VOTRE expérience !

7